Au début… L’atelier: lieu des gestations. De la masse immobile naît la forme de
vie. Galatée sauvage appelée par le Sauh (chant pour une liturgie des aubes).
Puis… Le corps résonne comme un sonar: aveugles émissions dont les retours
enseignent l’espace.
Ensuite… L’espace se manifeste par le vent: le souffle décape la vue qui se
découvre et découvre la vue. Pénétration, parfois insupportable, du visible.
Interaction qui enfante le sentiment du soi avec ses limites et ses libertés.
Le mouvement s’éploie… L’espace connu s’élargit… Danse de Narcisse.
Premier cocon abandonné: première mort, première résurrection.
La forme de vie émergeante appelle; y a-t-il une autre fragilité semblable à la
mienne?
Proie et prédateur; attaque et protection. Risque d’engloutissement.
L’intrus devient l’autre… Puis l’autre devient “l’autre soi-même”… Déclenchements,
éveils, curiosité, disponibilité… Plus de proie ni de prédateur.
Rapt. Enlèvement. Ravissement. Élévation.
Saturation-satiété.
Nouveau déséquilibre. Un cataclysme métabolique se prépare dans le laboratoire du
corps.
Nouvelle mue. De plus en plus de sang s’expose.
Mais, par cette chute de pulpe, le vrai noyau est atteint. Impudeur… Impudeur…
Impudeur.
Dernière, mue: déréliction.
Pavane de la connaissance avant le crépuscule.
Héroïsme du silence.
L’état de silence.
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