23 avril 2012

Entretien avec Jocelyne Alloucherie, artiste visuelle et scénographe d’Alexandra

Échos de la création

Montréal, le lundi 23 avril 2012 — Qu’est-ce qui vous a intéressé et motivé à concevoir la scénographie du road opéra Alexandra?

Parlez-nous de votre démarche de création, de votre inspiration?

Je connais le personnage d’Alexandra David-Néel depuis mon adolescence. Ma rencontre avec Pauline Vaillancourt date de 2002, à l’occasion de résidences au Studio du Québec à New York. Pauline est une grande exploratrice de la dimension théâtrale et de la musique dont j’admire la ténacité et l’audace. L’idée de travailler à l’articulation d’un espace sur scène me plaisait également, car mes installations sont conçues comme des parcours qui en plus d’offrir une expérience sensible et visuelle incitent le visiteur à un déplacement dans l’espace.

Je fais souvent des mises en situation théâtrales où des éléments tridimensionnels recadrent et rythment des séquences photographiques de grandes dimensions. Lorsque Pauline m’a proposé de réaliser la scénographie de l’opéra Alexandra, je travaillais sur certains volumes. Il s’agissait d’un projet de sculpture constituée de longues lignes modulaires tridimensionnelles que l’on traverse. Peu de temps avant, je venais de réaliser un projet de photos d’icebergs, au large de Terre-Neuve. Ces photos, prises de très près, m’ont beaucoup inspirée dans la conception scénographique.

Les expéditions répétées d’Alexandra au Tibet ont été parsemées d’embûches, de difficultés et d’étapes qu’elle a franchies avec courage et détermination. Sur le plan scénographique, il fallait prévoir des éléments qui aménagent ce parcours de façon adéquate.

Vous qui êtes une artiste de renommée internationale, où peut-on voir votre travail?

Présentement, jusqu’au 9 mai, mes œuvres sont exposées au Musée d’art moderne André Malraux (MuMa) de la ville du Havre, en France. Cette exposition qui s’intitule Boréales, est une monographie importante qui montre un corpus de plusieurs installations de grandes dimensions, associant sculpture, architecture et scannophotographie, réalisées entre 2007 et 2012. J’ai aussi une exposition personnelle à la Galerie Françoise Paviot de Paris qui se termine également en mai. Je participe aussi à des expositions collectives, avec des installations toujours, à la galerie de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris dans «L’Arbre et le photographe» et au Musée Réattu de Artes dans ACTE V. Cette dernière exposition où j’ai une œuvre assez élaborée dans une très grande salle sera maintenue pour toute l’année.

Alexandra — Bande-annonce
avril 2012, 30s

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