15 mai 2012

Entretien avec François-Olivier Jean, ténor

Échos de la création

Montréal, le mardi 15 mai 2012 — À quelques heures de la grande première de l’opéra Alexandra, François-Olivier Jean nous nous parle de sa passion pour l’opéra, de son personnage, de la création…

«J’ai grandi au sein d’une famille où la musique et l’art en général étaient toujours à l’avant-plan. Pour moi, l’opéra est une des formes d’expression artistique la plus fantastique et complète qu’il soit.

Yongden est un personnage fascinant. Mais, le plus intrigant, c’est la manière dont il a mené sa vie. Du haut de ses 15 ans, il a tout abandonné pour suivre Alexandra. À ses risques et périls, il l’a accompagnée jusqu’à la fin, allant jusqu’à quitter son pays. La relation de Yongden avec Alexandra David Néel fut beaucoup plus qu’une simple amitié; on pourrait parler ici d’un véritable lien cosmique. Nous avons très peu d’exemple d’une telle dévotion et de tels sacrifices à l’époque à laquelle nous vivons.

Le plus grand défi, lorsqu’on crée une œuvre qui n’a jamais été chantée publiquement, est de répondre aux attentes du compositeur, de rendre la partition comme il le veut, comme il l’entend. Selon moi, il n’y a pas de plus grand honneur pour un interprète que de faire vivre une œuvre pour la première fois.

La création est probablement une des facettes les plus intéressantes du métier de chanteur. Au Québec, nous avons la chance d’avoir une tradition jeune, mais très forte en musique contemporaine. Le public est non seulement ouvert, mais intéressé. J’ai d’ailleurs quelques projets de créations qui devraient voir le jour sous peu, du moins dans la prochaine année!»

Chants Libres

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