14 février 2013

L’Enfant des glaces: 3 soirs, 2 festivals et une équipe de créateurs exceptionnels

Montréal, le jeudi 14 février 2013 — La compagnie lyrique de création Chants Libres vous invite à (re) découvrir une œuvre maîtresse de son répertoire, L’Enfant des glaces. Cet électr’opéra de Zack Settel et Pauline Vaillancourt, a été salué par la critique lors de sa création en septembre 2000 au Musée d’art contemporain de Montréal et en 2002 au 6 Tage Oper à Düsseldorf en Allemagne. Il prend l’affiche pour 3 soirs seulement au Gesù, les 28 février, 1er et 2 mars 2013 à 20h, lors des festivals Montréal/Nouvelles Musiques et Montréal en Lumière.

Quand le présent rencontre le passage du temps…

La directrice artistique de Chants Libres, Pauline Vaillancourt a eu envie de faire revivre cet opéra qu’elle a conçu et mis en scène à partir d’une découverte archéologique faite en 1999 à 6 739 mètres d’altitude, dans les Andes et qui fut médiatisée à travers le monde: cinq siècles après le sacrifice de trois enfants par des prêtres incas sur un sommet argentin, trois petites momies avaient été retrouvées intactes, immortalisées dans la glace. L’un des trois enfants renaîtra au cœur de cet opéra. Il en résulte une impressionnante fresque allégorique contemporaine et intemporelle sur l’état de notre monde et sur la respiration de l’humanité.

Le livret est constitué de deux fragments de textes empruntés à l’écrivain espagnol du XVIIe siècle Francisco Gomez de Quevedo et au poète français Gérard De Nerval. Traduits en arménien, japonais, perse, russe, finnois et pular, les deux textes ont été modifiés et transformés en matériaux sonores et intégrés à la musique électroacoustique raffinée de Zack Zettel. Les voix des deux chanteurs, traitées en temps réels via des logiciels spécialement conçus, créent un environnement à la fois envoûtant et dramatique.

Les éclairages et faisceaux lumineux de François Roupinian en interactivité avec la vidéographie de Yves Labelle se projettent de façon rythmique sur la scène, sur les deux protagonistes et sur un écran d’eau. Au centre de cet espace scénique surréaliste imaginé par Pauline Vaillancourt et Martin Boisjoly, trône une imposante machine sculpturale aux rouages mécaniques, signée Alain Cadieux, et actionnée par les deux chanteurs-comédiens, Ghislaine Deschambault, mezzo-soprano et Jean Maheux,baryton, dans un langage corporel chorégraphié par Johanne Madore et dans des costumes de Caroline Mercier.

Chants Libres

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