28 avril 2014

Chants Libres présente son 15e opéra, Le rêve de Grégoire

Montréal, le lundi 28 avril 2014 — La compagnie lyrique de création Chants Libres, sous la direction artistique de Pauline Vaillancourt, présente son 15e opéra, Le rêve de Grégoire de Pierre Michaud qui signe également le livret, dans une mise en scène de René-Daniel Dubois.

Le rêve de Grégoire est une fable. Une fable à propos de notre monde. Une fable enragée, peut-être bien désespérée. Mais certainement pas défaitiste. Une fable qui affirme: «Il y a en moi quelque chose que le pouvoir, l’autorité, aussi absurdes et déchainés soient-ils, ne pourront jamais détruire.» (René Daniel Dubois)

Les personnages de ce récit onirique et insolite sont incarnés par les chanteurs François-Olivier Jean, (ténor, Grégoire), Marie-Annick Béliveau (mezzo-soprano, L’Autorité), Dion Mazerolle (baryton, La Folie), Andrzej Stec (ténor, Prométhée), Rebecca Woodmass (soprano colorature, Mathilde), Michiel Schrey (ténor, L’Ignorance) et Dorothéa Ventura (soprano, La Colère).

La musique quasi fellinienne est interprétée par trois ensembles montréalais réunis pour cet opéra: le Quatuor Bozzini, le quatuor de saxophones Quasar et l’ensemble à percussion Sixtrum, sous la direction de Walter Boudreau.

Le rêve de Grégoire… ou la solitude du dernier spécimen d’une espèce en voie de disparition. Un voyage à la croisée des chemins entre le fantastique et la réalité.

«Rien n’est plus sot que de traiter avec sérieux des choses frivoles; mais rien n’est plus spirituel que de faire servir les frivolités à des choses sérieuses.» (La Folie, d’après une citation d’Érasme)

Le rêve de Grégoire débute avec une arrestation. Accusé d’un crime dont il ignore la nature, Grégoire sera exécuté le lendemain matin. Enfermé dans l’obscurité de sa cellule exigüe, il se met à rêver au trajet de sa vie. Dans ses plongées oniriques agitées, il croise tour à tour des personnages imaginaires, mythiques et réels. Grégoire sera le spectateur privilégié de l’envers du décor.

La Folie l’entrainera à l’école, sous l’emprise de L’Autorité. Se réveillant en sursaut à moult reprises, Grégoire fera la connaissance de Mathilde qui lui donnera le courage nécessaire pour affronter son destin. Il assistera à une séance parlementaire du monde des rêves, présidée par Prométhée, dans laquelle s’affronteront Les Dieux des marchés, le nouveau parti au pouvoir qui a mis 333 333 mots à l’index, et Les Dieux des livres poussiéreux, le parti d’opposition qui le supplieront de survivre à son exécution.

Quand la réalité dépasse la fiction, qu’arrivera t-il à Grégoire, pris au piège de ses métamorphoses?

«Nous, bibittes, n’adopterons point la langue bureaucratique pour parler de notre art, pour justifier notre art. Notre langue demeurera couleur!» (Grégoire)

Le public avait pu découvrir un extrait de cette nouvelle œuvre lors de la quatrième édition de Oper’Actuel 2013 Works In Progress, présentée par la compagnie en avril 2013, à Montréal.

Le rêve de Grégoire, produit par Chants Libres en coproduction avec la SMCQ, est présenté dans le cadre de la 4e saison de Le Vivier et a reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, et du Conseil des arts de Montréal.

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