L’enfance — Une femme déambule dans la maison de sa mémoire et revoit son
enfance.
L’accident — Fracas des déchirements, des démembrements. Le monde de la jeune fille
bascule dans une souffrance sans limite. Tout ce qui était, n’est plus. Tout ce qui
n’est pas douleur est perdu, annulé.
Aujourd’hui dure toujours — Le corps détruit, impatient de revivre, se remet à
bouger peu a peu. Couchée sur le sol, le femme se glisse au prix de très grands efforts
dans ce qui sera sa nouvelle peau: la robe-carcan.
Mon sang — La femme se lève. Elle retrouve une part de sa féminité, réapprivoise le
mouvement, le monde qui l’entoure. Le désir de vivre est si grand… Mais, pour
l’instant, les miroirs ne renvoient qu’une seule image — la sienne.
L’amour — Rencontre fulgurante et insolite avec l’être aimé. L’amour trouve enfin
son objet, et la femme ce qu’elle avait de tout temps cherche: l’homme apparaît
désormais partout. Au cours de cette stridente cérémonie nuptiale, mélange d’hymne a
l’amour et de danse provocatrice, tout semble possible.
Dans l’ombre — Lente parade dans le royaume de l’homme, absent de la scène, mais
présent dans le cœur. La femme se sait trompée: pourtant elle danse, parle à l’aimé et
cherche encore à le rejoindre.
L’enfant et la mort — Et la mort vient avec la conception avortée, brutale et
sanglante. C’est la fin des rêves, le corps inutile, l’esprit sans repos. La femme
retrouve la solitude et la douleur de son corps démembré.
Les ailes brisées — On coupe une aile, on rogne un pied: et si le cœur réussissait
quand même à s’envoler? Le corps, épuisé, exsangue, finit par lâcher. Il ne reste de la
femme que cette force étrange qui l’animait depuis toujours. Une lassitude de plus en
plus grande côtoie un désir toujours intact, et c’est la fin.
Page prod@yosoy.synopsis générée par litk 0.560 le mercredi 3
mars 2010. Conception et mise à jour: DIM.